Environ un tiers des entreprises britanniques de 10 salariés ou plus utilisent désormais l'IA. L'Office for National Statistics (ONS), l'institut statistique britannique, chiffre cette part à environ 35 % en juin 2026, contre environ 12 % fin 2023, dans son étude du 20 juillet 2026, Artificial intelligence in UK businesses: 2023 to 2026. La même étude montre à quel point cet usage reste mince. Les entreprises utilisatrices emploient en moyenne 1,6 technologie d'IA, et seules 10 % d'entre elles disent s'en servir de manière extensive.
Vous connaissez sans doute la version à l'échelle d'une entreprise. Les licences sont parties avec un mail de lancement et une présentation à l'heure du déjeuner. Quelques mois plus tard, le rapport d'usage affiche une poignée de noms, toujours les mêmes, et le travail suit les mêmes circuits de validation et les mêmes modèles qu'avant l'arrivée des accès.
L'ONS vient de mesurer ce phénomène à l'échelle du pays.
Quelle part des entreprises britanniques utilise l'IA en 2026 ?
35 % des entreprises britanniques de 10 salariés ou plus utilisaient au moins une technologie d'IA en juin 2026, selon l'ONS. Fin 2023, elles étaient environ 12 %, et la part a donc à peu près triplé en moins de trois ans. La taille pèse lourd. Parmi les entreprises de 250 salariés ou plus, 49 % utilisaient l'IA, contre 28 % chez celles de moins de 10 salariés.
Pour les plus petites entreprises, une enquête distincte du Small Business Institute et d'Accio auprès de 1 000 dirigeants de petites entreprises britanniques, en août 2026, a trouvé 48 % d'usage régulier de l'IA générative, et 74 % des utilisateurs s'en servant pour la création de contenu et le marketing (notre analyse de l'enquête).
« Depuis fin 2023, l'usage déclaré de l'intelligence artificielle (IA) par les entreprises britanniques de 10 salariés ou plus est passé d'environ 12 % à environ 35 % en juin 2026, les grandes entreprises étant plus susceptibles de l'avoir adoptée. »
Office for National Statistics, 20 juillet 2026 (notre traduction)
Tous les chiffres de la publication, avec les entreprises que chacun recouvre :
| Indicateur (juin 2026 sauf mention) | Chiffre | Entreprises concernées | Publication de l'ONS |
|---|---|---|---|
| Utilisent au moins une technologie d'IA | 35 % | 10 salariés ou plus | 20 juillet 2026 |
| Même indicateur, fin 2023 | environ 12 % | 10 salariés ou plus | 20 juillet 2026 |
| Utilisent au moins une technologie d'IA | 49 % | 250 salariés ou plus | 2 juillet 2026 |
| Utilisent au moins une technologie d'IA | 28 % | Moins de 10 salariés | 20 juillet 2026 |
| Utilisent au moins une technologie d'IA (chiffre global) | 29 % | Toutes tailles | 2 juillet 2026 |
| Technologies d'IA par entreprise utilisatrice, en moyenne | 1,6 (1,4 fin 2023) | Utilisatrices, 10 salariés ou plus | 20 juillet 2026 |
| Utilisent l'IA de manière extensive | 10 % | Utilisatrices, 10 salariés ou plus | 20 juillet 2026 |
| Plus de la moitié des salariés utilisent l'IA au quotidien | 15 % | 10 salariés ou plus | 20 juillet 2026 |
| Plus de la moitié des salariés ont suivi une formation liée à l'IA | 11 % | 10 salariés ou plus | 20 juillet 2026 |
Pourquoi certaines sources parlent-elles de 29 % et d'autres de 35 % ?
Parce qu'elles ne comptent pas les mêmes entreprises. Les deux chiffres viennent de la même vague d'enquête de l'ONS, menée du 15 au 28 juin 2026. Les 35 % portent sur les entreprises de 10 salariés ou plus, le périmètre qu'Eurostat retient pour ses statistiques européennes. Les 29 % sont le chiffre global, toutes tailles confondues, du bulletin que l'ONS publie toutes les deux semaines, ici celui du 2 juillet 2026. Il inclut les plus petites structures, où l'adoption est plus faible (28 % sous les 10 salariés), et elles sont de loin les plus nombreuses.
Les deux sont justes, à condition de citer le périmètre. « 35 % des entreprises britanniques de 10 salariés ou plus utilisaient l'IA en juin 2026 (ONS) » tient face à un directeur financier. « 35 % des entreprises britanniques utilisent l'IA » ne tient pas, puisque le chiffre toutes tailles est de 29 %. Les articles plus anciens, dont notre page de statistiques sur les PME britanniques, reprennent la série toutes tailles. Pour comparer avec la France ou le reste de l'Europe, prenez le chiffre des 10 salariés ou plus.
Les entreprises britanniques utilisent-elles l'IA en profondeur ?
Rarement, et l'ONS le dit lui-même. Une entreprise qui utilise l'IA emploie en moyenne 1,6 technologie, contre 1,4 fin 2023. Seules 10 % des utilisatrices disent s'en servir de manière extensive. Sur l'ensemble des entreprises de 10 salariés ou plus, 15 % déclarent que plus de la moitié de leurs salariés utilisent l'IA dans leur travail quotidien, et 11 % ont formé à l'IA plus de la moitié de leurs effectifs.
« À ce jour, l'adoption de l'IA reste relativement superficielle parmi les entreprises britanniques de 10 salariés ou plus, le nombre moyen de technologies d'IA utilisées par entreprise n'ayant que modestement progressé, d'environ 1,4 à environ 1,6 depuis fin 2023. »
Office for National Statistics, 20 juillet 2026 (notre traduction)
Mettez deux de ces chiffres côte à côte. Environ un tiers de ces entreprises utilise l'IA quelque part, et environ une sur sept voit plus de la moitié de ses équipes s'en servir au quotidien. Plus de la moitié des entreprises que l'ONS compte comme utilisatrices n'ont donc pas la majorité de leurs salariés sur l'outil au jour le jour. J'y vois des entreprises qui ont acheté l'accès et laissé le travail en l'état (c'est ma lecture, pas un constat de l'ONS).
Quelles technologies d'IA les entreprises britanniques utilisent-elles le plus ?
Les grands modèles de langage, la technologie qui fait tourner ChatGPT, Copilot, Gemini et Claude. 18 % des entreprises de 10 salariés ou plus en utilisaient un en juin 2026. Viennent ensuite la création de contenus visuels (16 %), puis l'apprentissage automatique appliqué au traitement de données (12 %) et au traitement d'images (6 %).
Rapportés aux 35 %, ces 18 % veulent dire qu'environ la moitié des entreprises qui utilisent l'IA passent par un grand modèle de langage. Avec 1,6 technologie en moyenne, l'entreprise type n'est guère allée au-delà de son premier ou de son deuxième outil. C'est exactement la situation pour laquelle on nous appelle, avec des accès pour tout le monde et aucun processus derrière. L'enquête de Templafy auprès de salariés britanniques et américains, publiée en octobre 2026, montre ce que cela coûte sur les documents : 96 % des répondants britanniques retouchent encore les brouillons de l'IA avant de pouvoir s'en servir (notre analyse des chiffres de Templafy).
Quels secteurs utilisent le plus l'IA au Royaume-Uni, et lesquels le moins ?
L'information et la communication arrivent en tête, avec 58 % d'entreprises utilisatrices en juin 2026. Les activités spécialisées, scientifiques et techniques suivent, à 46 %. La construction figure parmi les derniers, à 13 %, soit 45 points derrière le secteur de tête. L'ONS place aussi l'enseignement privé parmi les secteurs les plus utilisateurs.
Mon explication de cet écart relève de l'opinion, pas des données de l'ONS. L'IA que la plupart des entreprises achètent en premier travaille sur des documents, des mails et des réunions, et c'est la matière première d'une entreprise d'information et de communication. Une entreprise de construction vit de chantiers, de matériel et de sous-traitants, donc le premier outil ne touche qu'une petite part du travail. Si j'en dirigeais une, je commencerais par les bureaux : appels d'offres, mémoires techniques, rapports de chantier et documents hygiène et sécurité.
À quoi les entreprises britanniques utilisent-elles l'IA ?
Surtout à mieux faire ce qu'elles font déjà. Améliorer les opérations est l'usage le plus courant, cité par plus de 60 % des grandes entreprises, et l'IA sert moins souvent à conquérir de nouveaux marchés ou à lancer de nouveaux produits. Selon l'ONS, les grandes entreprises visent surtout l'efficacité, quand les plus petites se servent de l'IA de façon plus souple, sur des activités plus variées.
C'est cohérent avec l'AI Adoption Research du ministère britannique de la Science, de l'Innovation et de la Technologie (DSIT), que cite l'ONS. Selon cette étude, gagner en efficacité et en productivité est la première raison invoquée pour adopter l'IA ou en étendre l'usage. Les plans sectoriels d'adoption de l'IA publiés par le gouvernement le 8 juin 2026 vont plus loin pour le créatif et les services professionnels, et situent la difficulté du côté des personnes, des processus et de la direction (notre analyse des deux plans).
L'efficacité est un bon point de départ, à condition que le départ dépasse une personne qui rédige un mail plus vite. À cette échelle, les minutes gagnées se perdent dans la file d'attente de la validation suivante. Le processus n'a été chronométré ni avant ni après, et le directeur financier n'a donc rien à regarder.
L'IA supprime-t-elle des emplois dans les entreprises britanniques ?
Pas au niveau des effectifs, pour l'instant. La plupart des entreprises déclarent à l'ONS que l'IA n'a pas modifié leurs effectifs globaux. Le changement se voit à l'intérieur des postes. Parmi les entreprises qui utilisent l'apprentissage automatique pour traiter des données, 41 % signalent un effet sur les fonctions administratives et 39 % sur les fonctions d'analyse de données. Plus de la moitié des entreprises qui créent des contenus visuels avec l'IA signalent un effet sur les métiers créatifs et de design.
L'intitulé du poste reste le même, la semaine de travail change. Si personne ne redessine cette semaine, l'outil sert aux parties du métier qui étaient déjà faciles, et les parties difficiles continuent comme avant.
Comment les entreprises britanniques comblent-elles le manque de compétences en IA ?
Surtout en formant les salariés qu'elles ont déjà. Parmi les entreprises qui citent le manque d'expertise en IA comme un frein, environ 62 % forment ou reforment leurs équipes, contre environ 26 % des entreprises qui ne signalent aucun frein. Former ou reformer le personnel en place est la méthode la plus répandue, quelle que soit la taille de l'entreprise. L'externalisation reste relativement rare, et les entreprises sans frein déclaré sont un peu plus enclines à automatiser ou à remplacer des postes.
Et seules 11 % des entreprises de 10 salariés ou plus ont formé à l'IA plus de la moitié de leurs effectifs.
La formation est donc la réponse par défaut au manque de compétences, et dans près de neuf entreprises sur dix, elle n'a pas touché plus de la moitié du personnel. J'irais plus loin. Même quand elle a lieu, la formation seule approfondit rarement l'usage, parce qu'elle apprend l'outil et laisse le processus tel quel. Les gens retournent à un travail où aucune étape ne prévoit l'IA, et l'usage s'étiole.
Microsoft a publié le même constat sur lui-même en septembre 2026. Copilot, attribué à plus de 200 000 de ses salariés, a plafonné côté ventes jusqu'à ce que l'équipe parte d'un résultat business et refonde le processus (notre analyse des leçons de Microsoft). Selon le rapport « Adoption Decade » de la CBI, 49 % des leaders du déploiement de l'IA atteignent ou dépassent le retour attendu, contre 15 % des retardataires, qui achètent pourtant la même technologie.
« L'outil n'a jamais été le problème. Personne ne leur a appris à conduire. »
Toni Dos Santos, cofondateur de We Call Shotgun et auteur de Teach Them to Drive
À quoi ressemble une adoption superficielle de l'IA dans une entreprise ?
Une entreprise peut répondre oui à la question de l'ONS et cumuler tous les signes d'un usage superficiel :
- Un seul outil d'IA, et personne ne sait citer un processus qui fonctionne autrement depuis son arrivée.
- L'usage se mesure en connexions ou en licences attribuées, et aucun processus n'a de temps de cycle mesuré.
- Quelques passionnés s'en servent tous les jours. Ils l'auraient trouvé tout seuls.
- La formation a eu lieu une fois, sous forme d'événement, et elle portait sur les fonctionnalités de l'outil.
- Les managers ne s'en servent pas devant leurs équipes.
Toutes ces entreprises figurent dans les 35 %. Les questions de profondeur de la publication de juillet commencent à les distinguer de celles où le travail a changé.
Comment passer d'une adoption superficielle à une adoption en profondeur ?
Un processus à la fois, avec un chiffre mesuré avant tout changement. La profondeur tient au processus : elle n'arrive ni avec une licence ni avec une formation. Voici la séquence que nous menons avec nos clients :
- Choisir un processus qui a un responsable : délai de production des propositions commerciales, clôture mensuelle, reporting hebdomadaire ou support de premier niveau. Un processus, un responsable, et un chiffre que ce responsable suit déjà.
- Prendre la mesure de départ avant que l'IA ne s'en approche : temps de cycle, heures passées, taux d'erreur ou de reprise.
- Cartographier la semaine des personnes qui font le travail, étape par étape, temps d'attente compris.
- Simplifier le processus d'abord. Supprimer les étapes qui n'existent que par habitude, puis placer l'IA sur les étapes précises où elle fait gagner du temps ou améliore le résultat.
- Tenir un point hebdomadaire entre pairs sur ce qui a marché et ce qui a coincé, avec un manager qui utilise l'outil devant l'équipe.
- Mesurer à 30, 60 et 90 jours par rapport à la mesure de départ, dans l'unité qui compte pour le responsable.
Un sprint sur un seul processus est assez court pour tenir dans un trimestre, et assez large pour faire bouger un chiffre que lit le directeur financier. Il donne aussi au reste de l'entreprise un exemple concret à reproduire. Pour la mesure, voyez comment mesurer le ROI d'un programme de formation IA, et pour la méthode, notre page entreprises décrit comment nous menons ces sprints.
Où se situe votre entreprise par rapport aux chiffres de l'ONS ?
Répondez aux questions de profondeur de l'ONS pour votre propre entreprise. Cinq minutes suffisent si vos données d'usage sont honnêtes, et beaucoup plus si elles ne le sont pas.
| Question | Chiffre britannique, juin 2026 (ONS) | Comment y répondre chez vous |
|---|---|---|
| Utilisez-vous au moins une technologie d'IA ? | 35 % des entreprises de 10 salariés ou plus | Presque sûrement oui, si quelqu'un a une licence |
| Combien de technologies d'IA sont réellement utilisées ? | 1,6 par entreprise utilisatrice, en moyenne | Comptez les outils utilisés cette semaine |
| Diriez-vous que vous utilisez l'IA de manière extensive ? | 10 % des utilisatrices | Seulement si vous pouvez nommer les processus où elle tourne |
| Plus de la moitié de vos salariés utilisent-ils l'IA au quotidien ? | 15 % des entreprises de 10 salariés ou plus | Regardez les utilisateurs actifs dans la console d'administration |
| Plus de la moitié de vos salariés ont-ils été formés à l'IA ? | 11 % des entreprises de 10 salariés ou plus | Comptez les personnes formées sur leur propre travail |
| Au moins un processus a-t-il été refondu autour de l'IA, avec un chiffre avant et après ? | Question absente de l'enquête de l'ONS | Celle qui dit si les cinq autres veulent dire quelque chose |
Où vous en êtes
Venez avec vos réponses aux six questions.
Vingt minutes avec Toni ou Meera. Apportez vos données d'usage et le processus qui agace tout le monde. Vous repartez en sachant par quel processus commencer, quelle mesure de départ prendre, et ce qu'un sprint de 90 jours y changerait. Sans parti pris d'outil : personne dans l'appel ne vous vend une licence.
Réserver 20 minutes →Les chiffres de l'ONS sur l'IA sont-ils fiables ?
Assez pour être cités, à condition que leurs limites les accompagnent. Ils viennent de l'enquête BICS (Business Insights and Conditions Survey) de l'ONS, vague 159, menée du 15 au 28 juin 2026. L'ONS a interrogé un échantillon de 38 637 entreprises et reçu 10 311 réponses, soit un taux de réponse de 26,7 %, puis pondère les résultats pour représenter l'ensemble des entreprises britanniques. La BICS repose sur le volontariat, ses questions changent d'une vague à l'autre, et l'ONS range ses résultats parmi les « official statistics in development », des statistiques officielles encore en construction.
Deux limites comptent surtout pour l'IA. Les réponses sont déclaratives, donc chaque entreprise décide elle-même de ce que veulent dire « utiliser l'IA » et « de manière extensive ». Et l'ONS ne pose des questions sur l'IA que depuis septembre 2023, la série reste donc courte.
Ce qu'il faudra regarder dans la prochaine publication de l'ONS
La part des entreprises qui utilisent l'IA va continuer de monter, ne serait-ce que parce que les éditeurs ajoutent de l'IA aux logiciels que les entreprises paient déjà. Les chiffres à suivre sont les 10 % d'utilisatrices qui s'en servent de manière extensive et les 15 % d'entreprises où la majorité des salariés l'utilisent au quotidien. S'ils bougent, les entreprises changent leur façon de travailler. Si seuls les 35 % bougent, ce sont des licences en plus.
Avant le prochain renouvellement de licences, demandez au responsable d'un processus son temps de cycle actuel. S'il ne le connaît pas, commencez par là.
Questions fréquentes
Quelle part des entreprises britanniques utilise l'IA ?
Environ 35 % des entreprises britanniques de 10 salariés ou plus utilisaient au moins une technologie d'IA en juin 2026, selon l'Office for National Statistics (Artificial intelligence in UK businesses: 2023 to 2026, publié le 20 juillet 2026), contre environ 12 % fin 2023. Toutes tailles d'entreprise confondues, le chiffre global de l'ONS pour le même mois est de 29 %.
Les grandes entreprises britanniques utilisent-elles plus l'IA que les petites ?
Oui. En juin 2026, 49 % des entreprises britanniques de 250 salariés ou plus utilisaient au moins une technologie d'IA, contre 35 % des entreprises de 10 salariés ou plus et 28 % de celles de moins de 10 salariés, selon les données d'enquête de l'ONS.
Pourquoi l'ONS publie-t-il à la fois 29 % et 35 % pour l'usage de l'IA ?
Les deux chiffres viennent de la même vague d'enquête (du 15 au 28 juin 2026) et ne comptent pas les mêmes entreprises. Les 35 % concernent les entreprises de 10 salariés ou plus, le périmètre des comparaisons européennes. Les 29 % sont le chiffre global toutes tailles du bulletin de l'ONS du 2 juillet 2026, qui inclut les microentreprises, où l'adoption est plus faible.
Que signifie une adoption superficielle de l'IA dans les données de l'ONS ?
Beaucoup d'entreprises ont commencé à utiliser l'IA sans s'en servir beaucoup. Les entreprises utilisatrices emploient en moyenne 1,6 technologie d'IA (contre 1,4 fin 2023), seules 10 % d'entre elles disent l'utiliser de manière extensive, et seules 15 % des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent que plus de la moitié de leurs salariés s'en servent au quotidien.
Quels secteurs britanniques utilisent le plus l'IA ?
L'information et la communication, avec 58 % d'entreprises utilisatrices en juin 2026, puis les activités spécialisées, scientifiques et techniques, à 46 %. L'ONS place aussi l'enseignement privé parmi les secteurs les plus utilisateurs. La construction figure parmi les derniers, à 13 %.
L'IA fait-elle perdre des emplois dans les entreprises britanniques ?
Pas au niveau des effectifs, pour l'instant. La plupart des entreprises ont déclaré à l'ONS que l'IA n'avait pas modifié leurs effectifs globaux. Les effets se voient à l'intérieur des postes. Parmi les entreprises qui utilisent l'apprentissage automatique pour traiter des données, 41 % signalent un effet sur les fonctions administratives et 39 % sur l'analyse de données.
Comment les entreprises britanniques comblent-elles le manque de compétences en IA ?
Surtout en formant leurs salariés. Environ 62 % des entreprises qui citent le manque d'expertise en IA comme un frein forment ou reforment leurs équipes, contre environ 26 % des entreprises sans frein déclaré, et l'externalisation reste relativement rare. Seules 11 % des entreprises de 10 salariés ou plus ont formé à l'IA plus de la moitié de leurs effectifs.
D'où viennent les chiffres de l'ONS sur l'adoption de l'IA ?
De l'enquête BICS (Business Insights and Conditions Survey) de l'ONS, vague 159, menée du 15 au 28 juin 2026, avec 10 311 réponses pour un échantillon de 38 637 entreprises, soit un taux de réponse de 26,7 %. La BICS repose sur le volontariat et sur des réponses déclaratives, et l'ONS la classe parmi les statistiques officielles en développement.
Que changent ces chiffres pour une entreprise qui utilise déjà l'IA ?
Avoir l'IA est devenu courant, s'en servir en profondeur reste rare. Seule une entreprise utilisatrice sur dix dit l'utiliser de manière extensive. Pour We Call Shotgun, la profondeur se gagne un processus à la fois : mesurer un processus avant tout changement, le refondre autour de l'IA, puis le mesurer à nouveau à 30, 60 et 90 jours.
Sources et lectures complémentaires
- Office for National Statistics, Artificial intelligence in UK businesses: 2023 to 2026, 20 juillet 2026
- Office for National Statistics, Business insights and impact on the UK economy: 2 July 2026
- Office for National Statistics, Business Insights and Conditions Survey (BICS) QMI, la méthodologie de l'enquête
- Department for Science, Innovation and Technology, AI Adoption Research
- Kathleen Hogan, blog officiel de Microsoft, 17 septembre 2026, via notre analyse
- CBI et Oliver Wyman, The Adoption Decade, août 2026, via notre analyse
- Toni Dos Santos, Teach Them to Drive: The AI Adoption Playbook for Teams